Le blog du tour du monde de Lirelart 

Dans le monde des géants, la mer est profonde, nous avons vu les plus gros poissons du monde : le requin-baleine et la raie manta. Nous avons nagé au milieu des requins-baleines, c'était extraordinaire ! Ils paraissaient immenses sous l'eau, leur bouche était énorme. La peau est tachetée de petits points blancs.

On a vu aussi la grande bouche d'une raie manta. C'était un énorme specimen qui est passé juste à côté de notre bateau en battant des ailes. Elle faisait peut-être sa curieuse.

Mais on rassure tout le monde, ces géants ne mangent que du plancton.

clip vidéo


Arrivés sur la mer des Caraïbes, nous mettons les masques et tubas et partons explorer le lagon devant Mahahual. Nous poursuivons vers le nord et faisons halte à Tulum et Akumal avec de nouvelles découvertes sous-marines, et la rencontre surprenante d'un serpent corail sur le site archéologique maya de Tulum. L'étape suivante sur l'île de Holbox nous permet d'observer deux limules, véritables fossiles vivants depuis 500 millions d'années.

Nous avons trouvé un gros coquillage avec la bête à l'intérieur dans le lagon de Mahahual (remis sous l'eau juste après la photo)

Nous avons nagé avec les tortues à Akumal. On a compté 4 paires d'écailles costales. C'est donc l'espèce des tortues vertes

Yoann : la limule a 10 yeux, et le sang bleu qui durcit (coagule) au contact des bactéries. Sur la photo, on voit peut-être le mâle qui s'accroche à la femelle

Titouan : Papa a vu une raie torpille à Mahahual

Yoann : je l'ai trouvée dans une eau peu profonde, quand elle avait peur, elle se recouvrait de sable pour se cacher

Nous avons vu cette raie plusieurs fois avec un poisson sur son dos qui semblait l'embêter. Le dernier jour, enfin, elle avait réussi à s'en débarrasser

Titouan : il a de beaux yeux vert émeraude, il ressemble à un patapouf gonflable avec des piquants

Titouan : il a un long museau, avec une bouche rigolote, des yeux ronds comme des billes, un trait noir qui fait la séparation entre le corps et la tête, des petits traits en forme de flèches avec un gros rond noir et du blanc autour

Yoann : il a une queue en forme de croissant

Yoann : ils se tournaient autour l'un de l'autre. Ils sont tachetés, et l'intérieur des écailles est jaune

Titouan : le sergent-major a la queue en ciseaux. On ne le confond plus avec l'autre qui a la queue en éventail

Yoann : un serpent corail avec un iguane qui lui fait barrage. Le serpent va faire un grand bond sur le côté pour échapper à l'iguane

Notre tour du monde s'achève. Les enfants qui nous ont suivis sur leur carnet de route ont certainement tous trouvé la phrase mystère : "Voyager, c'est devenir un citoyen du monde". Bravo à tous !

Les cenotes, signifiant « puit sacré » en maya, sont d'étonnants trous d'eau qui se seraient formés à la suite de la chute brutate d'une météorite il y a environ 65 millions d'années.

Les cenotes ressemblent à des grottes dont le plafond s'est écroulé. Nous nous sommes baignés dans le lac souterrain du cenote et il y avait des stalactites

A Chichen-Itza, les Mayas faisaient des sacrifices humains pour leurs dieux ; ils jetaient des gens dans les cenotes qui sont des puits remplis d'eau

Il y a de magnifiques oiseaux à longue queue bleue à la sortie du cenote

Il y a plein d'iguanes dans les ruines mayas de la forêt du Yucatán

Panneau « Attention jaguars ! » entre Santa-Elena et la grotte de Loltun

Réserve de biosphère de Calakmul

Titouan : nous sommes montés sur une pyramide, il y avait la forêt à perte de vue.

Yoann : sur la route, en voiture, papa, tout à coup, a crié : « un félin, là devant ! », et moi aussi je l'ai aperçu deux secondes. Après on a mené notre enquête auprès des gens, à côté de notre cabane, et ils ont dit que ce devait être une panthère noire. En fait, c'était sans doute un jaguar noir à cause d'une anomalie de mélanine.

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Titouan : un serpent très long a traversé la route devant la voiture. Nous avons joué pendant deux jours avec Ionatan qui a 7 ans et qui a déjà vu plein d'animaux dans la réserve.

Il y a plein de gros oiseaux qui ressemblent un peu à des paons, les dindons ocellés

On a entendu les singes hurleurs à Palenque, et à Calakmul on les a vus !

Clip video

Une famille de « tejones » a traversé devant nous, ils étaient au moins une quarantaine.  Maman a cru que c'était des foumilliers, et nous que c'était une famille de « cuchuchos » comme ceux qu'on a vu en Équateur.


La civilisation maya est l'une des plus anciennes au monde. Elle est peut-être née vers 3000 ou 2000 av.J.-C. Elle est encore très mystérieuse malgré les études des archéologues sur les cités-états du Yucatan et du Chiapas au Mexique, ou encore l'exploration des sites archéologiques situés au Guatemala et au Honduras.

La ville

Yoann : les Mayas étaient de grands urbanistes. Ils construisaient des cités-états qui comportaient entre 10 000 et 60 000 habitants.

clip vidéo : Calakmul avec la forêt à perte de vue

Au tout début, ils construisaient leurs maisons avec des toits de feuilles

Ils recouvraient leurs bâtiments de plâtre et les peignaient en rouge et aussi en bleu

On a vu des ruines d' aqueducs construits pour amener l'eau de pluie. Ils utilisaient aussi les pentes pour amener l'eau dans des réservoirs

A côté de Calakmul, notre logement dans une 'cabaña', loin de la ville, nous fait vivre comme les descendants des Mayas aujourd'hui

Architecture

C'est la pyramide la mieux conservée du monde maya

Nous avons vu une pyramide à base ovale, c'est très rare

Edzna est une cité-état construite à la même époque que Marseille, 600 av.J.-C (il reste une petite acropole à côté de la grande pyramide)

Nous sommes montés tout en haut des pyramides de Calakmul qui font 50 m de hauteur.
En sommet, côté sud-ouest, il y a une pièce qui servait de sauna

Les Mayas étaient polythéistes : ils adoraient le dieu serpent à plumes, le dieu de la pluie Chac, le dieu du maïs...

Nous avons vu le palais du gouverneur, il était peint en bleu et en rouge, et il y avait une tour au centre

Les stèles racontaient les histoires des rois avec des glyphes. Elles représentent aussi des femmes.

Sur tous les sites, il y a un jeu de balle

Arts

Yoann : les Mayas pensaient que la Terre était plate et carrée et qu'elle était posée sur le dos d'un lézard flottant sur une lagune.

Dans la grotte de Loltum, nous avons vu une tête olmèque qui ressemble à un visage asiatique

Nous avons admiré des sculptures de masques (qui louchent) en stuc découvertes il y a 20 ans et qui  représentent le dieu soleil au lever et le dieu soleil au coucher

Ce type de masques pouvaient faire ma taille (Titouan). Les Mayas (de leur vivant) se taillaient les dents en pointe, y incrustaient des pierres, pouvaient se déformer le crâne

Les Mayas enterraient leurs morts avec leurs trésors et  mettaient un masque funéraire en jade (ou en malachite, une autre pierre verte) sur leur visage

Le dieu Chac est représenté avec une trompe comme celle de l'éléphant. Il ressemble à Ganesh, le dieu hindou. Il n'y a pas d'éléphants en Amérique mais il y a eu une espèce de mammouth

J'ai dessiné un bas-relief de guerrier qui était sur une plaque en haut d'un temple. Les Mayas se faisaient la guerre entre cités-états

Il y a plus de 800 glyphes mayas. Chaque glyphe comporte des têtes féroces ou gentilles, et des formes géométriques, inscrites dans un rectangle ou un carré. Ils sont très compliqués à écrire

 

 

Yoann et Titouan : nous avons terminé une enquête sur les peuples de l’Equateur d’hier et d’aujourd’hui. Cliquez ici

Yoann : on a pris un bus jusqu’à Tena et ensuite, Sandro, un Kichwa, nous a accompagné au Gareno Lodge. Nous étions dans la jungle d’Amazonie, à côté du Rio Napo.
Notre guide kichwa, Clide, nous a fait des motifs des communautés kichwas sur le visage, avec de l’achote, un fruit rouge de la jungle.
On est parti en pirogue sur le rio Napo pour pêcher et trouver des paillettes d’or dans l’eau. Papa a essayé et en a trouvé !

Titouan : nous avons vu des plantations de manioc et un arbre à pamplemousse près d’une maison en bois kichwa. Nous avons construit une cabane dans la jungle avec Sandro, comme celles des Huaoranis, avec des feuilles de palmiers.
Nous avons découvert des plantes médicinales qui soignent, des fruits, et des arbres bizarres comme l’arbre qui marche ; et aussi des fourmis « chirurgiennes » qui recousent des blessures avec leurs pinces.

Yoann : il y a des fourmis qui se déplacent comme un tapis et qui mangent tout sur leur passage, même un homme. Les insectes se carapatent en les voyant, et les perroquets attendent pour manger ces insectes. J’ai aussi goûté des fourmis qui ont un goût de citron.

Lodge rustique dans la jungle…

…à côté du rio Napo

Peintures kichwa

Agriculture, arrachage du manioc (yuca). C’est très bon grillé !

Chercheur d’or sur le rio Napo

Arbol caminante

Fourmis citronnées pleines de protéines…une drôle d’association avec l’arbre qui les héberge

Construction d’une cabane

Yoann : on est allé voir une communauté de Huaoranis. Une famille avait élevé un cochon sauvage. On a rencontré un vieux monsieur, appelé « Monca », qui nous a montré comment on utilisait la sarbacane. Il nous a fait un collier avec de la fibre de palmier et une noix d’ungurahua. Les Huaoranis ont des larges trous dans les oreilles pour mettre leur fléchettes dedans quand ils courent en chassant. En huaorani, bonjour se dit « houaponé ».
Nous sommes partis tôt un matin observer les oiseaux, on a vu un toucan de très loin et des colibris, il y a 130 espèces de colibris en Equateur et des magnifiques papillons. On a vu un oiseau très très rare qui bouge comme une feuille pour se camoufler.

Titouan : un soir, en balade nocturne avec Sandro, on a vu deux serpents mortels, des fers de lance, et une grenouille venimeuse.
La nuit, les tarentules sortent et on en voit partout sur les troncs d’arbre et aussi dans des trous.

En rentrant à Tena, on a vu des animaux en captivité : un ocelot, un caïman noir, le plus gros rongeur du monde, et sur une île, on a vu un tapir. Nous avons vu un animal en voie de disparition, le cuchucho.

Monca, le vieil homme huaorani est notre guide

clip video

Fabrication d’une cordelette très solide pour le collier

Un fruit très bon

Monca, plus jeune, est le 2ième en partant de la gauche (son frère est le 4ième)

Observation de l’ibijau_roux (très rare) et du cassique cul jaune

clip video

Observations de nuit : tarentules, fer de lance (serpent Yquis), grenouilles


Nous avons pris le bus à Cuenca, dans la cordillère, jusqu'à Guayaquil, et on a descendu 4000 mètres d'un coup (en 8 heures !) jusqu'à Puerto Lopez au bord de l'Océan Pacifique. C'est un port de pêche d'où on peut prendre un bateau pour aller observer les baleines.

La route a traversé des forêts tropicales humides, une plaine cultivée  avec des bananiers, des cannes à sucre, des rizières, et pour finir nous avons même vu des arbres de type baobab.

Le premier jour, nous avons pris un bateau pour aller observer les baleines au large

On a vu plusieurs baleines sauter hors de l'eau

Elles peuvent rester vingt minutes sous l'eau, maximum...

... mais après elles doivent remonter à la surface pour respirer

Ce sont des baleines à bosse

On a vu les parents avec leur baleineau très près du bateau

clip video

Les baleines émettent des sons sous l'eau pour communiquer

Les baleines mâles font souvent des figures pour attirer les femelles

 

C'est bête de dire que l'île de la Plata est l'île des Galapagos du pauvre, car on a vu plein de choses !
Les fous aux pieds bleus mâles dansent pour faire plaisir aux femelles

Les fous aux pieds bleus sont rigolos avec leurs pattes bleues ! Les oiseaux n'ont pas peur de nous et ne s'envolent pas, au contraire ce sont eux qui nous demandent de partir avec leur bec

Les jeunes frégates ont la tête blanche puis les mâles ont un gros ballon rouge qui gongle pendant 20 jours pour attirer les femelles

Les frégates peuvent vivre 30 ans alors que les fous aux pieds bleus seulement 20 ans

 

Avant le snorkelling, on a vu 4 tortues énormes : les tortues des Galapagos

On a fait du snorkelling où il y avait d'énormes poissons tropicaux : les « angel fish »

 

Les meilleurs 'miradors' pour les pélicans sont les bateaux de pêche

A Puerto Lopez, les bateaux déchargent leur pêche chaque matin : thons, raies, requins marteaux. Les pêcheurs découpent leurs poissons sur la plage...il y a du sang partout.

Nous sommes montés à travers la forêt de Baños entre 1800 et 2600 mètres d'altitude, et tout en haut on a vu au loin le volcan Tungurahua qui s'est découvert quelques secondes. 

Nous avons vu une grosse guêpe bleue frelon qui tirait une tarentule poilue.

La cascade du diable à Baños était stupéfiante. 

Nous avons pris un bus pour Riobamba et sur la route nous avons vu le volcan Chimborazo complètement enneigé. C'est le plus haut sommet de l'Equateur (6 268 m).

Nous sommes allés voir un grand marché au bétail. Les fermiers quechuas avaient de beaux costumes colorés. On est rentré dans la mêlée, là où se trouvaient les vaches et les taureaux. Les fermiers les élèvent et ensuite les vendent sur le marché.

C'est à Guamote tous les jeudis que se trouve un des plus grands marchés de l'Equateur.

Dans le Parc national de Cajas, on a vu des plantes uniques à chaque centimètre.

Il y avait des plantes qui s'embrasaient avec le soleil.

Il y avait des lacs et nous sommes montés jusqu'à 4000 mètres pendant la randonnée.

Nous avons visité le site archéologique d'Ingapirca (préhispanique). Notre guide était une descendante des Quechuas cañaris.

Nous avons vu le temple de la lune construit par les Cañaris, et le temple du soleil presque entier avec sa tour, construit par les Incas.

 

La escuela se encuentra en la cordillera de las Andes, muy cerca del lago que está en el fondo del cráter del volcán. Hay 70 niños de una communidad quechua, repartidos en 4 clases de niveles diferentes, de la edad de 4 a 11/ 12 años.
Fuimos recibidos por el director que enseña a los niños mayores. El tiene 25 alumnos. Quando llegamos, una mitad de la clase se había ido al curso de inglès, ya que en esta escuela hay una profesora de inglès.
Yoann y Titouan se presentaron en español así como los niños de la clase, y aquéllos se pusieron a cantar una canción de amistad. Despuès, indicamos donde está Francia en un globo, y Laura, una jovencita canadiense que nos acompañaba, enseño tambien donde está Canada. Yoann y Titouan entregaron una fotos de Marsella a los niños, y les ofrecimos 3, para que pudieran recordar nuestra visita.
El director nos invitó a compartir la merienda de la mañana en el comedor, y los niños jugaron a la pelota un rato. El director nos pareció interesado por un intercambio con una clase francesa.

Traduction en français

Dessins des enfants de l’école de Quilotoa

Depuis l’Australie, nous avons pris un avion long courrier pour traverser l’Océan Pacifique jusqu’à Santiago du Chili, via Auckland en Nouvelle-Zélande. Du Chili, nous avons survolé la Cordillère des Andes et atterri à Quito en Equateur.

Yoann : on est rentré dans la cabine du capitaine de l’avion, il y avait plein de boutons et on a mis la casquette du capitaine.
Le capitaine partait à la retraite, et des gens ont arrosé l’avion avec des lances à eau pour lui dire au revoir.
En arrivant à Quito, dans notre « posada », nous avons vu un colibri, c’est le plus petit oiseau au monde et aussi le seul oiseau qui arrive à faire du « sur place ».

Titouan : dans « la posada » où on dormait, il y avait des hamacs et on a joué au billard.
Nous avons vu la cathédrale de Quito et on est rentré dans un monastère très coloré.

Yoann : nous avons visité la vieille ville. Nous sommes rentrés dans une église très baroque, un monsieur jouait de la guitare. La religion, ici, est le christianisme car ce sont les Espagnols qui l’ont amenée.

Titouan : les femmes en Équateur sont petites et portent le costume typique avec aussi un chapeau de feutre.
Dans le musée de Quito, on a vu des statues magnifiques, une momie, et une salle avec des masques en or et en argent.

Yoann : la cordillère des Andes est beaucoup plus longue que la chaîne de l’Himalaya. Nous avons pris un bus pour monter dans « la Sierra » jusqu’à Quilotoa. On a fait une balade pour descendre dans le cratère où il y a un lac. Il y avait beaucoup de sable. il y a 7 mois un volcan a explosé et les cendres sont arrivées jusqu’ici. En remontant du lac, on était épuisé car c’était dur mais c’était splendide aussi.
Le deuxième jour, on a fait le tour du cratère sur les crêtes. On a mis 6 heures. Les paysages étaient extraordinaires. De temps en temps, on voyait des chien qui gardaient les moutons, on voyait les nuages tomber dans le lac. On est monté à 4000 mètres et on a vu un aigle, c’était peut-être un condor.

Titouan : à Latacunga, nous avons vu de loin le volcan Cotopaxi qui est à 5000 mètres. Il y a plein de volcans en Equateur.
Le chemin pour faire le tour du cratère à Quilotoa était sur les crêtes et il y avait plein de fleurs. Nous avons pique-niqué.

Yoann : on a vu des lamas avec leurs bébés.
Nous sommes allés à un marché dans un petit village pour voir les animaux que les Indiens Quechuas vendaient : les lamas, les porcs, les poules…

Titouan : on a vu la laine que les Indiens vendaient.

Nous avons parcouru l'Australie profonde (the outback) pour avoir un petit aperçu de la culture aborigène, de la vie sauvage et des grands espaces.

Yoann : on a loué un camping-car pour 15 jours, et le premier jour sur la route, on a vu des chameaux, des vaches, et des vautours avec une carcasse de kangourou.
On a vu des cratères de météorites, et des scientifiques astronomes sont venus ici pour étudier car c'est comme sur la lune et sur Mars. Il y avait un cratère qui faisait 15 m de profondeur. Quand il pleut, les dingos s'attaquent aux animaux qui viennent boire dans l'eau au fond des cratères.

Titouan : près des cratères des météorites, on entendait les dingos qui hurlaient au loin.
Le deuxième jour, nous sommes allés à Uluru. C'est un rocher rouge impressionnant. Nous avons vu des peintures aborigènes,  mais on ne pouvait pas prendre des photos partout car c'est un site sacré pour les aborigènes. On a vu une grotte où autrefois ils faisaient la cuisine, une gorge magnifique, et papa et maman nous ont raconté les rêves des aborigènes qui étaient écrits en anglais sur les pancartes. Nous avons vu un trou d'eau (waterhole) où vivait le serpent arc-en-ciel.

Yoann : on a lu dans un centre culturel que les aborigènes mangeaient des fourmis, des limaces et d'autres insectes. On a fait le tour du rocher sur un sentier. Les aborigènes disent qu'il faut regarder autour de soi et ne pas faire de bruit car leurs ancêtres sont partout dans la nature. A un moment, on a vu l'endroit où les hommes apprenaient  aux jeunes garçons comment chasser, il y avait des peintures. Il y avait une cascade et l'érosion faisait des formes étranges.

On est allé à Kata-Tjuta où les formes des rochers étaient différentes d'Uluru, plus hautes. Il y avait des petites cascades qui coulaient et à un moment on est arrivé dans une cuvette, la vallée du vent.
On voyait des chutes d'eau qui dévalaient les pentes jusqu'au lac et on a vu des oiseaux très jolis.

Titouan : nous avons crapahuté, on marchait sur des éboulis entre des falaises, nous avons traversé une petite rivière, et nous avons vu des oiseaux roses.

Yoann : on a repris le camping-car pour aller à King's Canyon. Sur le parking, on a vu un dingo qui rôdait par là mais qui restait près du «  bush ». Après, on a commencé à gravir une pente et de là-haut on voyait des paysages grandioses. En soulevant un rocher, j'ai vu une bestiole venimeuse avec des pattes comme le mille-pattes, et avec des grosses antennes. On a vu un jardin dans le canyon, avec un lac, papa s'est même baigné. Ensuite, on a vu un serpent sur le sentier. Le soir, on a fait un feu de camp avec du bois qu'on avait ramassé. On a regardé les étoiles et papa m'a montré la voie lactée.

Yoann : au Kakadu National Park, on est allé voir un site préhistorique avec des peintures aborigènes. On a vu un cerf avec un boomerang. Les aborigènes peignent de la même façon depuis 20 000 ans. Un guide ranger nous a montré des bifaces et des outils en pierre.

Titouan : au Kakadu, nous avons vu des peintures aborigènes « rock paintings », mais ce qui était décevant, c'est que le guide n'était pas aborigène. Nous avons dessiné les peintures. Il y avait un barramundi représenté, c'est un gros poisson d'eau douce.

Yoann : on a vu d'autres peintures, avec une tortue, des mains et des poissons. On est arrivé sur un plateau, et de là on a scruté avec les jumelles et on a vu un gros kangourou dans les « wetlands » (terres innondables), on voyait ses côtes. Les paysages étaient splendides, avec les hautes herbes d'un côté et la forêt tropicale de l'autre.
On a voulu suivre une visite mais le ranger était blanc. Les aborigènes ne sont pas intégrés et on n'a pas pu discuté avec eux, alors qu'au Kenya et dans les autres pays on a pu discuté avec tous les habitants des pays. La langue anglaise n'est pas enseignée aux aborigènes.

Yoann : sur les routes, on voyait des camions chenilles («  road trains ») avec 4 remorques.
Dans mon camping préféré, le premier soir en rentrant de mon brossage de dents, j'ai appelé maman : il y avait un kangourou et des wallabies. Le monsieur, à côté de notre emplacement, leur donnait des graines spéciales le soir.

Titouan : le soir, on a caressé des kangourous et nous avons écouté un chanteur de rock et de country music.

Yoann : on a fait une balade dans la forêt tropicale sèche, où on a vu plein de cacatoès blancs à crête jaune et des araignées géantes.

Titouan : nous nous sommes baignés dans une « thermal pool » à 34 ° degrés, c'était comme une oasis, dans la forêt tropicale. Avec mon masque et tuba, j'ai vu des poissons argentés.

Yoann : à un moment un kangourou s'est approché et avec Titouan, on lui a donné à boire dans nos mains car il ne pouvait pas se baisser.
On a fait une balade en bateau et on a vu des crocodiles de 3 à 5 mètres de long, et un oiseau appelé jabiru qui mangeait un gros serpent le long de la rivière, sur la « East alligator river ».

Après le Kakadu, on a traversé les « wetlands » et on a rencontré un photographe. J'ai trouvé un squelette de grenouille. On a vu des oiseaux géants aux jumelles et ils ressemblaient à des émeus sauvages. Puis, plus loin, avec le camping car, on s'est arrêté sur un pont, et dans la rivière on a vu un crocodile énorme. Et puis encore plus loin, il y avait un dingo qui était en train d'effrayer des oiseaux ou de tenter de les attraper.

Titouan : au « Litchfield Park », nous sommes allés nous baigner près d'une cascade et dans une petite baignoire naturelle. Sur un sentier de la « rainforest » (fôret tropicale humide), on a vu des chauves-souris appelées « renards volants ». Il y avait plein de moustiques et on a mis notre tenue de camouflage !

Yoann : on a vu des termitières, l'une faisait 5 m de haut et avait 50 ans. En bas de la termitière, il y a la reine, puis au-dessus les travailleuses, puis en haut les soldats qui protègent l'entrée contre les fourmis et autres insectes. Les termites ici mangent l'herbe.

Mot mystère : « du monde »
Grâce aux 6 mots disséminés dans nos articles depuis notre départ en décembre 2012, vous pouvez à présent trouver la phrase mystère. Les enfants, si vous le souhaitez, vous pouvez nous écrire quelques lignes sur ce que veut dire cette phrase pour vous. Nous posterons les réponses les plus pertinentes.

Magnetic Island State School is a public elementary school situated on Magnetic Island, not far away from The Great Barrier Reef in Australia.
School year starts by the end of january and ends mi-december. The children go to school from monday to friday, from 8.30 to 2.30 pm.
We were welcomed in a 1st year classroom by Jo Terkelsen, the teacher. She introduced us to the children and invited Yoann and Titouan to join the class after the morning break.
The pupils started by an english lesson with the study of a poem and rythms and aliterations... : « Doodledump is dancing ». Then the children reviewed the days of the week through a game which Yoann and Titouan enjoyed a lot. Then they all should write properly the days on a exercice page. By the end of the morning, the boys took part to an art lesson. The pupils got to learn the difference between warm colours and cool colours on the computer's pictures, and  made their own creation with oil pastels.
Finally, Yoann and Titouan passed picture and postcards of Marseille to the children. Titouan will keep in touch with this class, perhaps to settle a correspondance in september between the schools...
We left the australian pupils at lunch time in front of their lunch box provided by the parents.

Traduction en français


La grande barrière de corail était face à nous à Magnetic Island mais c'est à Cairns que le spectacle nous attendait. Le mythique koala habite cette région du Queensland couverte de forêts tropicales sèches mais aussi humides vers le nord. La route de Townsville à Cairns traverse aussi des plantations immenses de cannes à sucre et de bananiers.

Au large de Cairns
Chacun leur tour, les garçons nous livrent leurs impressions sur leur journée inoubliable passée sur la barrière de corail :

Titouan : nous sommes allés à la barrière de corail, il y avait un immense poisson bleu, des petits poissons multicolores, des poissons zèbres, je n'en croyais pas mes pipettes ! Plein de poissons nous entouraient et c'était rigolo ! nous avons vu le corail briller, puis nous sommes montés dans le submersible et nous avons vu un requin.

Yoann : en partant de l'auberge, j'étais déjà émerveillé par cette grande barrière de corail. Après 1H30 de bateau, nous avons accosté sur une plateforme. On a mis une combinaison, pris nos masques et tubas et c'était parti ! J'ai vu des coraux magnifiques, et tout d'un coup un poisson géant bleu est apparu, c'était extraordinaire ! À un moment, je suis allé tout seul à quelques centimètres des coraux et j'ai nagé avec un « Napoléon ». On a bien observé les poissons rayés multicolores et  à la fin de la journée, on est monté dans un submersible pour voir du corail plus profond qui était multicolore et fluorescent et c'est là que j'ai vu un requin. On aurait dit un cinéma 3D !

Wally, le Napoleon de Moore reef, Cairns - source-jonminster.withtank.com


Wally est le petit nom de ce poisson de l'espèce Napoléon, qui se trouve sur le Moore reef au large de Cairns, sur la grande barrière de corail.

Pour le bonheur des touristes, on peut le voir facilement car il est certainement nourri par les organisateurs des tours sur la grande barrière de corail.

Il est vraiment beau !

Yoann : on a pris l'avion pour Townsville. Depuis le hublot, j'ai imaginé des champs qui formaient des dessins d'aborigènes. En descendant de l'avion, on a vu une famille d'aborigènes. On a pris un taxi, c'était un monsieur d'Ouzbékistan très gentil, puis on a marché avec nos sacs lourds jusqu'au ferry pour aller sur Magnetic Island.
En arrivant à notre appartement, on a observé des oiseaux extraordinaires, des « curlew ».

Titouan : le premier jour, nous sommes allés acheter des masques et des tubas.
On a fait une randonnée dans une forêt tropicale et on a vu des orchidées qui poussaient dans les arbres.

Yoann : on a vu des papillons très gros et bleutés. Soudain, papa a aperçu un koala, comme j'étais devant, j'ai vite rebroussé chemin, et je l'ai vu !

Titouan : il se cachait derrière sa branche d'eucalyptus  et il secouait la tête. On a pique-niqué devant lui pour en profiter. C'est très rare de voir un koala à l'état sauvage.

Yoann : on a vu aussi des petits wallabies dans des rochers, les « rocks wallabies» , ce sont les cousins des kangourous. On pouvait leur donner à manger, mais papa a dit qu'il ne fallait pas car il faut qu'ils restent sauvages. Ce n'est pas bien de les nourrir, il faut qu'ils se débrouillent.

Titouan : un autre jour, nous avons nagé dans plusieurs baies, et entre les baies on faisait des balades.

Yoann : les plages sont belles. Nous avons joué dans les grosses vagues et on a fait des châteaux de sable. Nous avons terminé par la baie en forme de fer à cheval, « Horseshoe Bay », où il y avait des filets pour les méduses.

Titouan : chaque jour, on pensait voir des récifs de corail en nageant depuis la plage, mais on n'a vu que du corail mort sur le sable.

Yoann : sur les plages, c'était vraiment exotique. Mais l'eau était trouble à cause du vent, et même avec le masque et le tuba je n'ai pas vu de corail. Papa a tenté d'aller nager très loin près des plongeurs pour voir s'il voyait du corail mais l'eau était aussi trouble, alors qu'elle devrait être cristalline. On n'a pas de chance !

Titouan : on a découvert des mangroves. Les racines des arbres sont dans la vase et il y a des coquillages, des bigorneaux bizarres.

Yoann : les arbres sont biscornus et les racines entremêlées, maman a dit que c'était impénétrable.

Titouan : j'ai rencontré des petites filles australiennes et on a joué avec elles. Laura est née le même jour que moi et la même année. Elle habite Melbourne et on va s'écrire.

Yoann & Titouan : on a trouvé des supers coquillages sur les plages de Magnetic island !

Le clip video

Nous passons du printemps de Shanghai dans l'hémisphère nord à l'automne de Sydney dans l'hémisphère sud.

Yoann : en arrivant en Australie, papa a lancé une déclaration, « l'anglais, priorité absolue ! »

Titouan : le premier jour, on a découvert la plage de Bondi près de notre auberge de jeunesse. Nous avons suivi un sentier côtier pour aller observer les baleines. Nous n'en n'avons pas vues.

Yoann : c'est trop tôt dans la saison. Lien sur la migration des cétacés. On est quand même allé à deux points d'observation.

Yoann : on a traversé la magnifique baie de Sydney en bateau et on a pu observer l'Opéra. En arrivant près du goulet, il y avait des vagues géantes. De l'autre côté de la baie, on a mangé un « fish and chips » délicieux, c'est ce qui a de moins cher en Australie.

Yoann : après on est parti à la découverte, on a vu une plage magnifique avec des palmiers et une cascade, comme «à la Robinson Crusoë». Nous avons vu des petits perroquets de toutes les couleurs. Loriquet à tête bleu

Sur toutes les plages de Sydney, il y a des surfeurs.

Le soir, on a vu l'Opéra illuminé avec des projections.

 

Périple sur la carte

A Hefei, sous la pluie, une gentille chinoise nous a aidé à trouvé la station de bus pour poursuivre notre périple vers le sud.

Titouan : nous avons pris le bus pour les montagnes chinoises. Nous avons traversé un pont pour rejoindre un sentier. Nous avons vu des plantations de thé et aussi des chenilles qui ressemblaient à des dragons.

Yoann : on a mangé des pousses de bambous dans un village de montagne.

Titouan : nous sommes allés visiter un petit village où il y avait un lac qui avait la forme de cornes de boeuf.

Yoann : les toits des maisons aussi avaient la forme de cornes de bœuf, c'est le style de construction.

Titouan : nous avons vu des gens qui dessinaient. Nous sommes allés nous promener le long des rizières. On voit souvent des buffles qui tirent la charrue dans les rizières.

Yoann : il y avait des gens qui sculptaient le bambou. Nous avons vu un ginkgo biloba. Il y en a un aussi au parc Borély à Marseille. C'est une espèce d'arbre qui existait avant même l'apparition des dinosaures.

Yoann : dans les montagnes, il y avait des sherpas qui portaient des charges 4 fois plus lourdes que le sac de papa. On a vu des paysages splendides de montagnes pointues, le chemin était en escaliers à pic, on est passé entre deux falaises étroites, on a vu le rocher volant, on aurait dit qu'il allait tomber. On a aussi vu une espèce différente de châtaigner.

Titouan : en descendant c'était la purée de poix, puis l'averse, on est passé dans une grotte où il y avait une cascade et heureusement qu'on avait les ponchos.

Yoann : les torrents grossissaient de plus en plus et les escaliers devenaient des cascades. A la fin, on est arrivé trempé comme des canards.

Le mot mystère pour remplir le carnet de route des enfants est : « c'est »

Périple sur la carte

A la même époque que la République romaine, l'empereur Qin crée le premier grand empire de Chine et fait construire son mausolée avec une armée de soldats en terre cuite spectaculaire.

Titouan : nous avons pris le bus pour l'armée des soldats en terre cuite. Tous les soldats servaient à protéger l'empereur. C'était une tombe. ll y avait plusieurs rangées : il y avait la cavalerie, c'était les soldats qui étaient sur des chevaux, les autres soldats avaient des arbalètes et des arcs, les armes étaient en bronze.

Yoann : dans la première salle, ou fosse, il y avait 2000 soldats, mais les chercheurs pensent qu'il y en a 6000 au total. C'est la plus grande des trois salles.

Titouan : mais il y a longtemps déjà les soldats ont été brûlés. C'était terrible !

Yoann : avant la visite, on a vu un film qui raconte comment les archéologues ont découvert cette armée. Elle a été construite pour qu'à la mort de l'empereur, les mauvais esprits s'éloignent et que l'armée protège l'empereur.

Titouan : nous avons vu la pagode de l'Oie sauvage.

Yoann : c'est la pagode qui abrite les textes sacrés bouddhistes qu'un moine a ramenés d'Inde jusqu'en Chine.

Titouan : « le voyage en Occident » est un roman connu en Chine qui raconte l'histoire de ce voyage. Il y avait aussi des fontaines qui dansaient, c'était 100 fois mieux qu'à Versailles, c'est maman qui l'a dit.

Yoann : nous avons visité une mosquée très jolie avec beaucoup d'arbres. Il y avait des signes arabes et chinois. Depuis les remparts, on a vu le début de la route de la Soie.

Yoann : nous sommes allés dans un centre où les pandas sont soignés et étudiés (Shaanxi rare wild life rescuing and breeding research center). Quand on voit son premier panda, on est très impressionné !

Titouan : nous avons vu deux pandas, c'était impressionnant, c'est un animal en voie de disparition. Nous avons vu aussi des pandas rouges, on dirait des ratons-laveurs, ainsi qu'un léopard des neiges et aussi des ours noirs de l'Himalaya. Yoann et Titouan ont dessiné leur Clément l'Aplati pour les faire voyager. Clément l'Aplati voyage en Chine avec Lirelart. Voici un lien pour expliquer "Clément l'Aplati"

Le « Voyage en Occident » en bas-relief – cliquer et zoomer pour découvrir l'histoire.

Le « Voyage en Occident », le roman du grand voyage du bouddhisme de l'Inde vers la Chine-wikipedia

Spectacle d'eau, mieux qu'à Versailles...video

Clément l'Aplati de Titouan à copier/coller pour continuer le voyage avec les copains et les copines.

Xi'An, début de la route de la Soie et du commerce vers Rome.

La présence d'une mosquée du VIIIè siècle est une marque de tolérance et d'ouverture de la dynastie Tang.

Clément l'Aplati de Yoann à copier/coller pour continuer le voyage avec les copains et les copines.

Le panda tranquille au milieu des bambous dans les montagnes (Sichuan et Shaanxi).

Quelques specimens ont fait le voyage vers les grands zoo du monde entier.

Titouan vient de perdre une dent, mais la petite souris ne passe pas en Chine. Que faire ? Après conseil auprès des Chinois, voici l'acte de sagesse de Titouan :

Titouan : j'ai lancé ma dent dans les montagnes, pieds joints à la façon chinoise, parce que c'est une dent de lait qui ne me servira plus.

Yoann dans un élan général de sagesse, déclare en descendant la montagne taoïste, sous la pluie :

Yoann : je préfère qu'on rate le bus et qu'on dorme ici, plutôt que maman, qui est derrière, accélère et se fracasse le genou.

Bouddhisme

Taoïsme

Confucianisme

 

Pingyao sur la carte

Avec l'aide précieuse de la propriétaire de notre guesthouse, Yoann et Titouan ont été accueillis dans une classe de CE1/CE2 de l'école de Pingyao. 2000 enfants fréquentent cette école, de l'âge de 6 ans à 13 ans. Ils ont école du lundi au vendredi, de 8h à 17h, avec une pause entre midi et 14h leur permettant de rentrer chez eux manger. Ils étudient l'anglais, le chinois, les maths et les arts plastiques, par module de 45 minutes. En classe, Yoann et Titouan ont montré la France et la Chine sur leur globe gonflable, et la maîtresse a fait défiler sur un écran les photos et cartes postales de Marseille. Les enfants ont échangé des petits mots sur lesquels ils avaient écrit leur prénom. L'hymne chinois a salué notre départ de l'école lorsque la directrice nous a raccompagné vers la sortie.

Titouan : les enfants criaient « Waouh ! » à chaque photo qui défilait.

Yoann : papa et maman n'étaient pas avec nous en classe. Ils ont visité l'école avec la directrice. Hymne chinois source : www.china.org.cn

Yoann : on a rencontré un gentil monsieur qui nous a aidé à trouver un train pour Pingyao. La ville est la même depuis 700 ans. On a fait une balade de 3 km sur les remparts. Il y a 72 tours.

Titouan : nous avons visité des banques chinoises anciennes. Il y avait deux monsieurs qui échangeaient de l'argent. Nous avons vu des vases Ming et j'en ai dessiné un.

Yoann : on a visité les plus vieilles banques au monde à Pingyao. Les Chinois étaient en avance dans le domaine. On s'est fait un copain chinois, Liu Yong, le fils de la dame de notre guesthouse. Il a 9 ans et demi. On a joué avec lui très souvent. On a joué à se lancer un volant, même les adultes jouent à ça. Et ensuite on a rencontré une famille de Toulouse avec deux enfants, Thimothé et Diane.

Activité pédagogique : cliquez sur l'image (gif animé) et prenez le temps de lire l'énoncé jusqu'à la question.Réponses attendues avant le 19 mai.

Pour terminer sur une page récréative, voici une image du jeu de jianzi 毽子 (le jeu du volant) qui est un sport traditionnel chinois remontant à plus de 2 000 ans. Yoann et Titouan s'entraînent au jianzi devant la guesthouse en attendant que Liu Yong les rejoigne après l'école pour jouer ensemble.

 

Nous avons visité Pékin sans stress. Les sites touristiques sont assez regroupés, le métro est pratique, les trottoirs sont larges, les rues sont propres quoique dangereuses à traverser, et l'air n'est pas aussi pollué qu'à Delhi ou au Caire. Lorsqu'ils ne se déplacent pas à vélo ou en cyclomoteur électrique, les Chinois roulent dans des grosses cylindrées. Ils profitent du printemps en faisant du pédalo sur les lacs, ils se pressent dans les lieux touristiques, remplissent les restaurants. Ils jouent au ping-pong, aux cartes, un peu au Go et font du Tai-chi dans les espaces verts.

Yoann : on est allé sur la grande muraille de Chine. Elle est de l'époque Ming, l'avant-dernière dynastie d'empereurs. Au nord de la muraille, c'était le territoire des Mongols qui représentaient la principale menace.

Titouan : la grande muraille Ming fait 600 km. Nous, on a fait une promenade de 6 km. Il y avait 22 tours. Voici le plan de notre randonnée à Jinshanling.

Titouan : dans la cité interdite, il y a des grandes cours avec un ensemble de bâtiments, que pour l'empereur.

Yoann : il y a des grands chaudrons qui étaient pour les pompiers. Si quelqu'un rentrait dans la cité sans la permission de l'empereur, il se faisait « zigouiller ».

Yoann : on a vu le temple du ciel, il était très beau. Le socle est carré et le temple est rond. Dans la religion des Chinois, Papa m'a dit que « la terre est carrée et le ciel rond », et après tout ça, tout est dit !

Yoann : on a vu la tour du tambour, et aussi un spectacle de tambours, on était vraiment dans le rythme.


petit clip video

Pékin conserve aussi, au milieu de la ville moderne, des quartiers anciens avec ses habitations traditionnelles, appelées les « hutong ». Ces quartiers populaires sont animés par des commerces de toutes sortes. Les enfants ont adoré boire à la paille de délicieux yaourts, sur place. Les rues sont éclairées la nuit par les lampions rouges des restaurants. On parlera sûrement dans un autre article de l'immense variété de la cuisine chinoise.

Yoann : on a joué au Go dans la rue avec des Chinois sur un grand goban.

Yoann et Titouan : on s'était entraînés depuis notre départ de Marseille avec un petit jeu magnétique et aussi contre l'ordinateur. On l'a battu plusieurs fois, mais on est arrivé une seule fois au niveau de 18 Kyu.

Yoann : on a vu un spectacle. Il y a eu une cérémonie du thé. Après, 3 personnes on fait tourner des assiettes sur des perches en faisant des acrobaties. J'ai vu du Kung fu - ils sautaient très haut - il y en a un qui a cassé une lame sur son front. On a vu l'Opéra de Pékin, c'est une sorte de spectacle où un monsieur avec une barbe noire et une dame dansaient avec des bâtons et on a vu aussi l'Opéra du Sichouan où un monsieur changeait de masques.

Titouan : les costumes de l'Opéra de Pékin étaient magnifiques. Pendant le spectacle, on a mangé des petites pommes caramélisées en brochette, de la pâte de riz gluante, des cacahuètes et plein de sucreries bizarres.


Programme du spectacle

Yoann : on est allé visiter un musée au 9e étage d'un immeuble où il y avait plein de bronzes de l'époque des Shang et des Zhou. J'ai fait de super dessins. La dynastie Shang suivie des Zhou sont les 2 premières dynasties d'une longue histoire impériale qui a commencé à l'âge du bronze vers 1600 avant J.C et s'est terminée avec les Ming et les Qing.

Voici les derniers jours de notre périple au Japon.

Titouan : nous sommes allés au musée Ghibli. Nous avons pris les tickets.
C'est l'univers de Miyazaki. Nous avons vu un petit dessin animé. Après nous nous sommes jetés sur une grosse peluche.

Yoann : c'est un chat bus mille pattes qui vole comme dans le film court qu'on a vu avant. Miyazaki fait des dessins animés. On a vu comment on construisait un film, en éclairant chaque moment qui passe devant nous avec des calques. On a vu le bureau de Miyazaki, il y avait plein de livres et des dessins à moitié finis, avec des flacons de peinture. Le monde de Miyazaki est super.  Il y avait aussi un donjon et une statue en ferraille. Dans son bureau, il y avait des cacahuètes et des bonbons et la maison en miniature de Arrietty.

Avant d'aller au musée, nous avions déjà découvert 3 films de Miyazaki : Porco Rosso, Nausicaä de la vallée du vent, et Arrietty.

Site français consacré au musée Ghibli

Titouan : nous avons traversé un parc pour aller dans un musée d'estampes, c'était très beau.

Les estampes japonaises ont beaucoup influencé les peintres impressionnistes et post-impressionnistes du 19ème siècle.

Titouan : nous avons vu le mont Fujiyama et nous avons pris un téléphérique.

Yoann : on l'a vu sans nuage. C'était chouette. Le mont Fuji fait 3776 mètres. On a vu qu'il s'étendait sur des kilomètres.


Titouan : nous sommes allés sur une île artificielle très moderne.. C'était un méli-mélo. Nous sommes allés voir un musée scientifique. Nous avons vu des codes ADN, acide désoxyribonucléique. Nous avons créé un insecte.
Après nous avons vu un robot qui s'appelle Asimo. J'ai joué avec lui. Il m'a passé le ballon. J'ai attrapé le ballon et je l'ai montré au public.

Yoann : on se sentait tout petit par rapport à ces immeubles très grands. L'ADN est une molécule qui contient les codes pour réparer les cellules. Le mâle a des Y et la femelle a des X. J'ai créé un insecte sur l'ordinateur, la forme, la couleur et la taille des ailes.
On est rentré dans un planétarium (c'était un film américain de la Nasa).
Les japonais sont très avancé en robotique.

Au microscope, on a vu le chromosome XX de la femme et le chromosome XY de l'homme. Un petit jeu sur ordinateur permettait de créer un insecte en sélectionnant des gènes aux différentes étapes de croissance de l'insecte.

Yoann : we met japonese children in a youth club which is in a former school building. We spent some time in the playground with them, and I met Takaya ; he's my friend now.

Titouan : we found a bumblebee, that we held in our hand. We learned a japonese ball game. Next day, we went back to the club and we spent the afternoon and had much fun with the children. Since it rained, we stayed inside.

Yoann : we played in a classroom together.
I drew a kanji on a board. It is used for japanese writing.  A girl recognized it immediately, she said : « ie » which means « house ». A lady staying in our guesthouse but living in Taïwan showed it to me and said that it was the same sign in chinese.
We played at the «Pictionnary ».
We tried to play « Go».
We also made very nice origamis. Takaya showed me a game which is similar to our «  feuille pierre sciseaux » (paper, stone, cisors). After a snack, Takaya left for his swimming lesson.

Titouan : I played with japanese children at building a castle with enormous cubes, and then we had fun at passing underneath.

Traduction en français

School year in Japan has started on april 8th. The children have a bit more than a month free, between july and august. Spring holidays for Sakura last at least 2 weeks. The dates of our stay did not give us much time to meet students. The teachers were too busy the first week to receive us. But we kept going on, and decided to meet children in a youth club.

Despite our very poor japanese, the staff of the « Kasuga Gakudo Club » understood well our project of sharing time with the children, and welcomed us immediately with great simplicity. Eko was very kind and helpful. Thanks to her « smartphone » and the  translation function, we could communicate easily. Our boys spent a lovely afternoon, they shared games with the children of the club : writing on the board, musical chairs, origamis, Pictionnary.

Since we have left Marseilles, Yoann and Titouan have been playing the  Go » game, which is a strategy game originated in China 2500 years ago. Go game was spread very early in Japan, then all over Asia. But during our trip in Japan, we can see that it is not so well known by japanese children.

Yoann and Titouan keep in touch with Takaya, 7 years. Takaya's mother was very happy to exchange adresses with us.

Les "Sakura" sont les cerisiers du Japon, qui sont actuellement en fleurs. Le sakura a toujours été un symbole de beauté éphémère au Japon.

Yoann : nous somme allés faire une balade le long du chemin des philosophes, c'était magnifique, les fleurs de cerisiers tombaient dans la rivière.

Titouan : au bout de la balade, nous sommes arrivés au pavillon d'argent.  Il y avait du sable sculpté en forme de cône avec des vagues à côté. C'était super !

Yoann : c'est un endroit classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Il y a un jardin zen, très épuré, le sable est ratissé car il ne faut pas que ça ressemble à la nature.

Kyoto reçoit 55 millions de visiteurs par an (source : Lonely Planet). A Paris il y a 20 millions de visiteurs par an.

clip video

Yoann : tous les jours, on a vu des temples bouddhistes très beaux. On s'est baladé dans des ruelles et on a joué avec les fleurs des cerisiers.

Titouan : après, nous avons visité un sanctuaire shintoïste et nous avons vu une messe shinto.
Ensuite, nous avons longé une rivière et nous l'avons traversée sur de gros cailloux.

Nous avons aussi vu un rassemblement bouddhiste de l'école de la Terre Pure. Les gens, en costumes traditionnels, nettoyaient le sol du temple avec un chiffon. Le recherche de pureté est semble t-il aussi marquée dans la religion shinto. Cela nous rappelle le masque recouvrant la bouche et le nez, qui est porté par beaucoup de Japonais en ville.

L'accueil dans notre "guesthouse" à Kyoto était très agréable, personnalisé et très soigné dans chaque détail : rangement des chaussons traditionnels en bois, papier journal dans les chaussures le soir, ... Des salutations appuyées marquaient nos allées et venues.

Yoann : les dames de l'hôtel sont restées longtemps à nous dire au revoir un matin en partant pour une visite. Le soir, elles nous ont donné des feuilles d'origami et appris à fabriquer des shuriken.

Compositions de fleurs de cerisiers et d'origamis

Le paon -Titouan

Estampe

Le kanji «ie»-maison en japonais - Yoann

Titouan : nous avons pris le bus pour le pavillon d'or. C'est un bâtiment recouvert de feuilles d'or. Nous avons repris le bus pour la bambouseraie et nous nous sommes faufilés à travers les bambous.

Yoann :  nous sommes allés voir le palais impérial. On est rentré dans une première enceinte et on a vu les salles d'attente de gens importants qui étaient reçus par l'empereur. On a vu des paravents dorés et on est rentré dans la dernière cour où habitait l'empereur.

 

Yoann et Titouan suivent les cours de violon de Michaël Pon au sein de l'IMSP, International Music School of Provence, selon la méthode Suzuki, à Marseille.
Le 27 mars 2013, premier jour de la Convention, nous avons été invités dans le parc du château de Matsumoto pour découvrir les arts traditionnels japonais.

Yoann : on a retrouvé Michaël le premier jour à Matsumoto, et il a mis les auto-collants sur le violon de location de Titouan. Le premier soir, nous sommes allés dans un restaurant typique tous ensemble. C'était super, il nous avait amené des oeufs de Pâques, et nos chemises blanches pour le concert de clôture.

Michaël a été aux côtés des garçons aux moments les plus importants, pour le concert d'ouverture, de clôture et tous les cours collectifs dans la grande salle du gymnase de Matsumoto.

vidéo du rassemblement

vidéo Dr Suzuki

Titouan : le premier jour du stage, nous avons fait le cours collectif l'après-midi, nous avons attendu longtemps avant de commencer. Il y avait beaucoup d'enfants qui étaient plus loin que moi dans les chansons.
J'ai adoré les concerts et les cours du matin. J'ai appris à mettre mon violon bien sur l'épaule et à jouer très vite. La professeur australienne de ma classe m'a dit que j'avais l'oeil directeur gauche. C'est aussi pour ça que je ne tiens pas encore très bien mon violon sur l'épaule. J'aimais bien le jeu où elle prenait une position bizarre avec son violon, et il fallait rectifier tout ce qui n'allait pas.
J'avais aussi un professeur japonais, et une adolescente japonaise qui traduisait en anglais. Je reconnaissais un peu les mots que disait la professeur australienne. On jouait la musique Allegro tous les jours, les variations de Mozart et "Perpetual Motion" du Dr Suzuki.
Nous avons aussi rencontré Charlotte et sa maman et nous nous sommes bien amusés, et le soir nous avons écouté un concert.

Nous gardons le contact avec Gaëlle et Charlotte (6 ans) qui sont françaises mais habitent à Londres avec toute leur famille.

exercice de la "balle" pour

"Mouvement Perpetuel"

(S.Suzuki)

Yoann : on a joué dans un gymnase où il y avait entre 1000 et 1500 violonistes. Il y avait un grand écran. On était à la 16° convention Suzuki. Les 2 premiers jours, je suivais les cours V6 (Menuet2), puis je suis allé en V7 (Gavotte). J'ai préféré les grands cours collectifs dans la grande salle, parce que je pouvais jouer “Hunters' Chorus”.
Un soir, on a vu un concert avec des enfants de 10 à 15 ans qui jouaient de la flûte, du violoncelle, du violon et du piano. J'étais impressionné par des violonistes de 10 et 11 ans qui jouaient très bien. J'ai aussi beaucoup aimé les violoncellistes parce qu'ils souriaient beaucoup.
On a visité la maison de Shinishi Suzuki avec Michaël et une famille de Paris. Il y avait un violon du Dr Suzuki posé sur un piano et plein de médailles.
J'ai aussi rencontré un violoncelliste japonais de 8 ans, mais on n'a pas eu le temps de jouer beaucoup.

vidéo "Perpetual Motion"

vidéo "Hunters' Chorus"

exercice "Gavotte" (Gossec)

Grâce à Michaël, nous avons pu échanger 2 mots avec l'un des premiers élèves du Dr Suzuki ainsi qu'avec la nièce de ce dernier. Nous leur avons dit que nous venions de Marseille.

Nous conservons quelques autres vidéos de la Convention pour partager dans un but éducatif : variation de Mozart/vitesse - Mouvement perpétuel/rythme du ballon qui rebondit - Menuet 2/poussé poussé courts et légers - Le Choeur des chasseurs/rythme en fléchissant les jambes.

vidéo du concert de clôture (extrait)

Honshu est la plus grande des 4 îles qui forment le Japon. D'est en ouest, nous passons de la mer à la montagne et de la montagne à la mer : Tokyo-Matsumoto-Takayama-Kanazawa-Wajima. Voir carte.

Une escapade en voiture nous permet de découvrir les paysages et le mode de vie des Japonais.

Yoann : nous avons traversé les Alpes japonaises. Il fait 3, 4, 5 °C. Au bord des routes, il y a des murs de glace d'un mètre de haut.

Titouan : à Takayama, nous avons vu un village d'autrefois.

Yoann : il y avait des métiers à tisser. Les toits sont faits en chaume. La maison du chef du village était tellement grande qu'il pouvait inviter plusieurs personnes. Il y avait des tatamis et plein de portes coulissantes.

Titouan : nous avons aussi visité une ancienne maison d'un riche marchand. On nous a offert une soupe aux champignons. C'était délicieux !
Nous avons pris un bain de pied très chaud dans la ville de Takayama !

Qu'est-ce que c'est ?

Yoann : sur la route vers Kanazawa, on s'est arrêté pour manger. Les gens ne parlaient que japonais, alors maman a pointé du doigt les plats. Ensuite, on est allé dans un onsen et l'eau était très chaude. A l'intérieur, il y avait de la buée et il y avait aussi un bain dehors dans la nature.

Titouan : dans notre hôtel, on a eu des kimonos et on a dormi par terre. On n'avait pas de toilettes dans la chambre. Cela s'appelle un ryokan et pour rentrer il fallait des chaussons.

Yoann : on a vu le marché aux poissons. Il y avait une tête géante de thon, des calamars, des crabes avec des piques et d'autres avec des poils. J'ai goûté du poisson cru, pas cher, et des brochettes de calamars ; le poisson était frais.

Titouan : à Kanazawa, on a vu comment on fabriquait des feuilles d'or. A la fin, il fallait prendre délicatement la feuille d'or avec 2 baguettes de bambou et avec un souffle très léger on déposait la feuille d'or sur une feuille de papier spécial. Il y avait des petits déchets ; on nous en a donné un morceau que nous avons collé sur notre carnet de route.

L'artisanat d'art est très important à Kanazawa qui produit notamment 98% des feuilles d'or du Japon.

Yoann : on est allé dans une péninsule. Il y avait plein de coquillages. On a vu un rocher avec un trou. Il était très beau.
J'ai vu le plus grand tableau en laque du monde. C'est du bois vernis. Il y avait des paillettes d'or et des oiseaux.


Yoann : on a mangé plein de poissons, un crabe, des crevettes...

Notre traversée de Honshu s'est achevée sur la péninsule de Noto, bordée par la mer du Japon. Dans le ryokan à Wajima, on nous a servi un banquet à la japonaise composé d'une douzaine de petits plats par personne : sushis, sashimis, petits poulpes violets avec des asperges vertes, espèce de bulot, flan en cocotte, soupe de crabe, poissons cuits, barbecue de viande sur la table avec des légumes fondants, algues vertes gluantes, tentacules non identifiées délicieuses et autres mets méconnus.

Titouan : en arrivant à Tokyo, la ville nous paraît bizarre. Notre point de repère était la grande tour, en anglais « skytree ».

Yoann : la skytree tower est la plus haute tour au monde construite en 2012.
On est monté dans un gratte-ciel ; les gratte-ciels sont construits pour résister aux tremblements de terre.

Yoann : le premier jour, quand je me suis réveillé, quelle surprise ! Maman est rentrée avec des poissons fourrés avec un mélange de haricots rouges et de crème pâtissière ; elle croyait que c'était du chocolat !
Maman a aussi acheté du fromage, mais quand Titouan l'a goûté, quel drôle de goût ! Papa disait que c'était du savon, maman a essayé de le râper.
On mange tous les jours avec des baguettes.

Yoann : nous sommes allés chez un luthier. Il y avait des violons très rares, on a touché le violoncelle de Rostropovitch, un des meilleurs musiciens au monde.

Shibuya

Meiji-jingu, Takeshita-dori

Taiyaki

Titouan : nous sommes allés dans un temple bouddhiste et nous avons vu un festival : il y avait un dragon doré porté par des hommes et il y avait des femmes qu'on appelle des geishas. Nous avons vu une pagode à 5 étages.

Yoann : dans les temples bouddhistes, ils prennent une boîte qu'ils secouent et puis ils retirent un bout de papier et ils font un nœud avec, et ils l'accrochent autour de barreaux.
On a vu les sandales de Bouddha et si on les touche on devient de bons randonneurs.

clip video

Titouan : nous sommes allés à côté de Tokyo, à Kamakura. C'était une visite très belle. En premier, nous sommes rentrés dans un temple bouddhiste fait avec un toit de chaume ; il y avait plein de cerisiers en fleurs ; après nous avons fait une balade dans une forêt et nous avons touché une tortue près d'un sanctuaire shintoiste, et aussi nous avons vu un écureuil et un paysage de l'Océan Pacifique. Après, nous avons vu un grand bouddha en bronze et nous sommes rentrés dedans.

Yoann : il mesure 11 mètres et pèse 121 tonnes.

 

Titouan : le Dalaï Lama habite ici.

En 1959, le Tibet a été envahi par l'armée chinoise. De nombreux tibétains ont réussi à fuir et ont trouvé asile en Inde. Le chef politique et spirituel du Tibet est sa sainteté le Dalaï Lama. Il a établi un gouvernement provisoire du Tibet à Dharamsala en Inde du Nord. On surnomme cette ville « le petit Lhassa », en référence à la capitale du Tibet.

Titouan : nous avons vu des paons volants (non identifiés) et des gros singes qu'on appelle des langurs. Le lendemain matin, nous avons fait un test. Et encore après la nuit, nous avons crapahuté un glacier et nous avons grimpé un sommet de l'Himalaya.

Après une reconnaissance effectuée la veille, nous avons fait une randonnée vers les « Triund Hills ». La dernière partie s'est faite dans la neige. Du sommet des collines de « Triund » à 3000 mètres, on a vu un magnifique panorama sur des sommets entre 4000 et 5000 mètres de la chaîne du Dhauladhar.

Yoann : il pouvait y avoir des ours et des léopards des neiges.

Yoann : nous sommes aussi allés voir une cascade où l'eau descend de l'Himalaya.

clip video

Yoann : nous sommes descendus dans la forêt pour voir un temple bouddhiste.
Dans le temple, il y avait des pièces, des sculptures en beurre coloré, des roues peintes sur les murs, des statues de Bouddha et des mandalas qui étaient peints.

Titouan : un moine nous a ouvert les portes du temple. Les temples bouddhistes ont toujours un chapeau pareil. Nous avons vu un monsieur qui avait 100 ans, il nous a pris la main pour la mettre sur sa joue.

Le fils nous a expliqué que son père avait une longue vie grâce à son karma.

Yoann : les bouddhistes prient en tournant des rouleaux de prière dans le sens des aiguilles d'une montre.
Il y a des moines bouddhistes qui m'ont serré la main et m'ont fait un geste de bienvenue.
On a vu des moines bouddhistes réfléchir sur la parole de Bouddha.
Il y en avait un qui était debout et qui frappait dans ses mains.

Les rizières sont partout présentes, en terrasse à Dharamsala, et en plaine pratiquement jusqu'à Delhi sur des centaines de kilomètres.

Notre périple sur la carte

The "Tibetan Children Village" School est une école tibétaine située à Mac Léo Gang- Dharamsala, au nord de l'Inde dans les contreforts de l'Himalaya. L'école est au milieu d'une forêt de sapins. 1200 enfants suivent leur scolarité de la maternelle au lycée. L'année scolaire débute le 1er mars et les enfants ont école du lundi au samedi matin. L'enseignement se fait en tibétain jusqu'en CM1, puis toutes les matières sont enseignées en anglais dès le CM2.

Après autorisation de la Direction, nous avons expliqué notre projet d'échanges culturels au professeur principal de l'école primaire, qui s'est montré enthousiaste. Nous avons été accueillis par une classe de CE2, la classe 3d (3ème année de primaire), et son professeur d'anglais Tashi. En CE2, les enfants ont déjà de bonnes bases en anglais, même s'ils n'apprennent pas encore à l'écrire. Il faut dire que l'apprentissage de la calligraphie tibétaine est déjà bien hardue !

Yoann et Titouan se sont présentés en anglais et nous avons montré quelques photos de Marseille. Titouan a montré la France sur un globe. Yoann a noté que certains enfants avaient la BD de Tintin au Tibet en anglais. Puis, au tableau, les enfants ont écrit "bonjour" en tibétain (Tashi Dalek) et Yoann l'a écrit en français. Tous ont compris que l'anglais était la langue qui leur permettrait de communiquer avec des enfants d'autres pays, mais qu'il était aussi important d'échanger sur leur culture respective.

Dans la classe, ils sont 28 enfants. C'est une classe mixte ; pourtant lorsque nous avons immortalisé notre rencontre, spontanément, les garçons et les filles ont formé deux groupes distincts et nous avons dû prendre deux photos. C'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'ils ont dit oui à notre proposition d'avoir des correspondants dans une classe française.

L'insolite au coin de la rue...

Il y a des choses vues, décrites en deux mots, qui se passent d'images !!!

Yoann : dans la rue, nous avons vu un marchand de dentiers sales posés par terre.
On a vu un œuf en train de cuire dans une poêle posée sur le porte-bagage d'un vélo qui roulait.
J'ai vu un monsieur sur un vélo qui ne roulait pas, mais le monsieur pédalait pour aiguiser des couteaux.
Nous avons vu un monsieur avec un pèse-personne qui proposait de peser les gens.
Nous avons visité le temple des singes où il y avait un bassin de plusieurs éléphants de profondeur.
On a vu deux cobras et on les a vus danser avec un charmeur de serpent.
A la fin d'un trajet en rickshaw, le chauffeur a pris les billets qu'on lui a tendus et s'est frappé le front  avec, plusieurs fois, devant une image d'une divinité.

Titouan: dans les rues, nous avons vu des vaches sacrées, des chèvres, des cochons, des singes et aussi des chameaux qui tiraient des remorques.
Nous avons vu un hôpital pour les oiseaux où il y avait surtout plein de pigeons.
Nous avons vu un singe qui marchait sur l'eau. Papa a dit que c'était possible dans un temple hindou !
Un singe m'a pris ma tranche de pain sur le chemin du temple du dieu soleil.
Au pied des arbres ou dans les troncs, il y a des images de divinités et les gens apportent des offrandes de fleurs.

Un chauffeur de taxi au look d'acteur de « Bollywood », nous a mis une musique indienne branchée, pendant que clignotait sur son tableau de bord une petite niche qui abritait une divinité.

Un policier, au milieu d'un carrefour congestionné, fluidifiait le trafic à sa manière en distribuant des légers coups de bambous sur le derrière des vélos et des rickshaws.

Une pancarte, à côté d'un lac sacré, souligne l'ambiance familiale à l'image du dieu Shiva qui a réuni sa famille pour un moment convivial.

Dès notre arrivée, les premières couleurs qui sautent aux yeux sont les saris chatoyants des indiennes.

Yoann : nous sommes allés dans un « bazaar ». Ce sont plein de petites rues étroites où on vend des tissus dorés, des bijoux en argent, des épices et des porte-bonheur.

Titouan : il y avait des déchets dans la rue-bachi-bazaar.

La blancheur sublime du Taj Mahal constraste avec la gamme des couleurs chatoyantes.

Titouan : le premier jour, nous avons visité le fort rouge dans Old Delhi. Nous avons vu des écureuils partout.

Yoann : Jaipur est appelée la ville rose mais je trouve que les maisons sont plutôt orange pâle. Nous avons vu le palais des vents.

Titouan : nous avons vu le palais Royal à Jaipur. Il y avait deux amphores en argent ; il reste une famille de maharadjas qui habite encore dans le palais. Nous avons vu la porte des paons.

Yoann : nous avons lu que Gandhi voulait confisquer la fortune des maharadjas.

La couleur de l'argent ne s'accorde pas avec la pauvreté ambiante.

Yoann : nous sommes montés sur un éléphant d'Asie. Sur le dessin, c'est un éléphant qui a 32 ans. Nous avons vu des macaques au fort d'Amber à Jaipur. L'éléphant a plein de couleurs sur sa trompe et ses oreilles.

Les cornacs nous assurent qu'ils sont bien traités. On leur donne des gerbes de foin et des shapatis géants.

Titouan : nous avons senti l'odeur de l'encens et vu les petits bâtons dans les temples.

Yoann : la cuisine indienne est très épicée et très variée. Chaque soir, je choisissais un plat surprise. J'ai bien aimé le « alu mattar », le « butter paneer masala », le « chicken curry », le « thali », les « naans » au beurre et au fromage.

N'oubliez pas de cliquer sur la carte du pays pour suivre notre itinéraire et voir plus de photos.
Le mot mystère pour le carnet de route des enfants est « citoyen ».

Yoann : juste avant le décollage à Sharjah pour Delhi, nous avons vu des gens presque tout nus, avec un drap blanc et des claquettes. La religion est la chose la plus ancienne de l'Inde. Il y a beaucoup de dieux et de déesses qu'on appelle des divinités. Ganesh avec sa tête d'éléphant est l'une des plus importantes.

Titouan : un monsieur à moto s'est arrêté devant un temple et a fait un signe à Ganesh puis il est reparti très vite.

L'hindouisme plonge ses racines dans l'histoire ancienne de l'Inde et nous impressionne par la ferveur exprimée partout au quotidien.

Titouan : le premier jour à Delhi, nous avons visité l'hôpital des oiseaux qui se trouve dans un temple jaïn. Ce que j'ai préféré, c'était le perroquet, la chouette et aussi les paons ; ce qui est extraordinaire, c'est que les gens amènent des pigeons alors qu'on en voit partout !

Yoann : dans le temple jaïn, on a vu une personne prier et embrasser tous les tableaux. C'est très coloré à l'intérieur. A l'hôpital des oiseaux, il y avait un guide vétérinaire.

Le jaïnisme donne beaucoup d'importance au respect de toutes les formes de vie. Pour nous, le temple jaïn ressemble au temple hindou. Le petit livret distribué à l'entrée nous explique pourtant les nuances avec l'hindouisme.

Nous expliquons aux enfants la croyance en la réincarnation qui est commune, à l'hindouisme, au jaïnisme, au bouddhisme et au sikhisme.

Titouan : nous avons vu un temple sikh ; les dômes étaient recouverts de feuilles d'or, il fallait mettre un foulard, enlever nos chaussures et se laver les mains. Nous avons vu des gens qui priaient et après nous sommes allés voir le lac sacré où il y avait des carpes.

Yoann : les gens amenaient des offrandes et des pièces. Un homme se baignait dans le lac.

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Le sikhisme est la religion la moins ancienne en Inde. C'est une religion monothéiste qui se présente comme une innovation par rapport à l'islam et à l'hindouisme.

Yoann : nous sommes rentrés dans un temple hindou qui était très beau. C'était surtout peint en rouge. J'ai dessiné Ganesh. Les gens ont un point rouge sur le front mais on a vu aussi des points d'autres couleurs.

Le temple de Birla Mandir a été inauguré par Gandhi en affichant sa volonté de remettre en question le système des castes : « tout le monde est bienvenu »

Yoann : au fort d'Amber, à côté de Jaipur, il y a un temple hindou. On a vu des tableaux de déesses où les gens collaient une espèce de mie de pain et des fleurs sur la bouche.

En zoomant sur la photo du temple jaïn, on aperçoit la croix gammée partout présente dans les temples et qui n'a aucun rapport avec l'horrible symbole des nazis. Cette croix également appelée « svastika »(en sanscrit) est un symbole religieux très ancien.

Titouan : le temple Rangaji à Vrindavan est le temple du dieu Khrishna. La maison du dieu était fermée pour qu'il mange, ensuite on a pu rentrer 5 minutes et après le temple a fermé ses portes pour que le dieu digère.

Évidemment il faut bien rappeler que Bouddha aussi est né en Inde, mais le bouddhisme a pris encore plus d'importance dans le reste de l'Asie, et donc nous en reparlerons lors de notre périple au Japon et en Chine.

The Happy House School is a kenyan primary school located in the southern districts of Nairobi. There are about 70 children dispatched in 8 classrooms, plus a “kinder garden”.

The children spend 8 years in the primary school, from 6 to 13. Then they go to high chool. School is from monday to friday. The year starts in january after the longest holidays in december. We have been warmly welcomed by the director, also teacher, who kindly introduced us to 2 classrooms : 1st year and 3rd year.

The children and their teacher welcomed us, all standing, by a “good morning”. Yoann and Titouan, one after the other, in the respective 1st year and 3rd year classrooms, introduced themselves despite their shyness regarding their english level. Then they pointed out Marseille and France on a worlmap, and the distance betwween the 2 countries. We talked about Marseille and showed pictures to the kenyan children.

traduction en français

We explained that our wish, during the worldtour, was to go and meet children in their school, in order to establish a correspondance between them and schools in Marseille. They were very curious and willing to have penfriends in a french school. We also talked about School in France and showed a short video of Yoann's classroom. And we could then played at looking for the differences and similarities.

Differences :

  • 6 children in each classroom
  • 5 teachers for each classroom including the referent teacher, and 7 subjects : 5 of them given in english (mathematics, sciences, social studies, ...), swahili, and french once a week !
  • The children wear a uniform

Swahili is the language of Kenya and English is the official language. By the age of 8, the kenyan children are bilingual and speak fluently english, that they start learning by 3 ! And most of them are even trilingual because they have been brought up in their mother tongue.

Similarities :

Yoann : there are boards on each side of the class. They have a book of mathematics and I saw substractions on it.
We showed them the boys' books of french and mathematics and we noticed that the programs are the same as in France, in both classrooms.
They have a library corner and a dining hall. They have a break time of 20 minutes in the morning and afternoon. Yoann and Titouan shared games with the kenyans children and

Yoann was even given a piece of paper with numbers in swahili. They all like football, swimming, races, basket ...

Yoann : “Sawa” in swahili means “ça va !” in french (everything's fine !). It sounds the same !

 

Yoann  : nous avons visité un site archéologique où vivait l'homo erectus il y a 1,8 million d'années. Les archéologues ont découvert un site encore plus ancien où vivait l'homo erectus il y a 4,4 millions d'années.

Yoann  : on a ramassé de l'obsidienne qui servait à fabriquer des petits outils tranchants pour couper les nerfs des animaux.

Titouan  : j'ai vu la corne pétrifiée d'un rhinocéros. J'ai vu un crâne d'homo erectus.

L'homo erectus de Kariandusi est beaucoup plus ancien que l'homme de Tautavel. Et le nouveau site découvert récemment au nord du Kenya risque fort de chambouler nos connaissances sur les hommes préhistoriques.

Après la visite du site de Kariandusi, nous sommes allés dans le parc national de Hell's gate pour faire un safari à pied !

Titouan : nous avons marché 7km dans la savane. Nous avons vu des girafes, des phacochères, des gazelles et des zèbres. Et on est descendu dans des gorges très belles où l'eau était très chaude car sous la terre il y a de la lave.

D'ailleurs une centrale électrique est en cours de construction, basée sur la géothermie.

Yoann : nous avons vu une girafe qui courrait derrière une gazelle.

 

Nous quittons Nairobi, et au bout d'une heure, notre chauffeur-guide signale devant nous la Vallée du grand rift  :  le sol du continent se creuse ici  à cause de l'éloignement de 2 plaques tectoniques. La route se poursuit avec des volcans tout autour.

Titouan : samedi 2 février, nous avons vu des babouins sur la route.

Yoann : notre chauffeur s'appelait Pierre (Peter, en anglais), il était aussi notre guide. Super ! Et quand on est arrivé au campement, on lui a dit “well done, Peter !”

Il nous faudra en effet 5 heures, sur une route parfois défoncée, pour rejoindre le campement dans la réserve naturelle de Masai Mara-Serengeti pour un safari de 3 jours. Cette réserve s'étend entre le Kenya et la Tanzanie. Sa superficie est égale à 5 fois la superficie du département des Bouches-du-Rhône.

Titouan : on a couru avec des enfants Masaï, et il y a un enfant qui voulait courir avec moi pour gagner.

Yoann : les Masaïs ont un grand trou au milieu des oreilles.

Titouan : ils mettent leurs vêtements à sécher sur les branchages.

La tribu Masaï est l'une des 42 tribus qui forment le Kenya. Les enfants gardent les troupeaux de vaches qui sont parquées la nuit dans des enclos à côté du village. Ils vont aussi à l'école, en uniforme.

Certains Masaï enfreignent le réglement et amènent paître leurs troupeaux de vaches à l'intérieur du parc national, au péril de leur vie.

Titouan : samedi 2 février, nous avons vu des impalas et des gazelles.

Yoann : nous avons fait 4 sorties dans la savane, et nous avons vu au début des gazelles Thompson, des gnous et une carcasse avec une hyène et des chacals autour. Puis après, nous avons vu un guépard perché sur une butte. Le deuxième jour, nous avons vu un léopard qui a grimpé sur un arbre.

Titouan : le léopard est l'animal le plus rare de la savane. Nous avons vu aussi une girafe assise et aussi des autruches, des guépards, une famille de lions et puis et puis et puis des zèbres.

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Nous avons franchi la ligne de l'équateur et nous avons atterri à Nairobi. Ici il pleut souvent même pendant la saison sèche : c'est un climat tropical.

Yoann  : j'aime bien Henry. Il travaille dans la 'guesthouse' où nous habitons. Il me parle en anglais.

A l'image du climat, les Kenyans sont chaleureux et ils engagent facilement la conversation sur le bord de la route en attendant le matatu (transport public en minibus).

Titouan : les gens marchent beaucoup le long des routes.

C'est un miracle de voir les Kenyanes aussi élégantes et en talons hauts alors qu'elles marchent sur des chemins de terre.

Titouan : on a pris le matatu et on est allé au 'giraffe center'.

Yoann : nous avons donné à manger à des girafes; une fois, une girafe m'a pris la main et me l'a relâchée. On est rentré dans la forêt tropicale et on a vu un caméléon.

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L'art du camouflage est un don de la nature pour certains animaux de la forêt tropicale ou de la savane.

La forêt tropicale et sa végétation luxuriante, ainsi que les animaux sauvages sont aux portes de la ville. On a même vu un phacochère sur un trottoir à proximité de personnes, comme s'il attendait lui aussi le matatu.

Titouan : on a vu la reconstitution de villages des différentes tribus.

Yoann : les huttes sont construites en terre crue, avec de la corde et des branchages. Sur les pancartes on peut lire “granary”, “grandmothers' hut”.

Les touristes aussi bien que les écoliers kenyans peuvent découvrir la culture des 42 ethnies formant le Kenya, dans un lieu unique qui s'appelle les 'bomas'.  Nous avons vu sur scène des groupes de danseurs et de musiciens.

Dessins des instruments de musique-Yoann

Musiques traditionnelles

Bomas of Kenya


Suivez notre itinéraire en cliquant sur le mot 'Kenya' qui apparait dans le menu à gauche, et aussi sous le titre de l'article. Les enfants, vous y trouverez des indices pour votre carnet de route ainsi que le 2ième mot mystère.

Malgré la présence du Nil et de l'immense lac Nasser, Assouan a un un climat désertique.

Yoann : le Nil est l'un des plus longs fleuves au monde, il mesure plus de 6000 km.

Yoann : on a pris le bateau, puis on a négocié le prix d'un dromadaire pour aller dans le désert. Quand le dromadaire s'est levé, on aurait dit un éléphant par sa taille. On a visité un monastère chrétien qui date du VIe siècle, puis on est reparti à pied dans le désert, on a trouvé des traces de serpents et de souris des sables (pas sûr), il y avait plein de scorpions et de cobras (pas vus). A un moment, j'ai shooté dans un caillou et j'ai entendu un bruit de serpent (pas sûr). Une autre fois, nous sommes allés voir les tombes des Nobles et j'ai vu des chauves-souris.

Titouan : nous avons visité l'île Éléphantine et le temple de Khnoum, le dieu bélier qui a créé le Nil. Nous avons vu le cimetière des béliers sacrés et  j'ai dessiné Khnoum. C'est mon dieu préféré parce qu'il est très important et parce qu'il vient de la famille de mon doudou mouton. A la fin, nous avons vu une scène très célèbre où était représenté Khnoum qui enlace le pharaon.

Yoann : au temple de Khnoum, j'ai dessiné en premier un vautour avec les ailes déployées. J'ai vu aussi le nilomètre qui servait à mesurer la hauteur du Nil. Depuis notre hôtel, on avait regardé ce temple à la longue-vue et on avait vu des hiéroglyphes sur les rochers.

Titouan : nous avons visité l'île de Philaé avec le temple d'Isis qui était réservé au pharaon et au prêtre.

Yoann : on a rencontré une famille avec qui on a partagé le même bateau, le garçon était d'origine indienne et habite à London. On a vu le temple d'Isis, j'ai vu plein de hiéroglyphes et des scènes sur des bas-reliefs qui étaient très très très bien gravées.
Yoann : un autre jour, on a vu une carrière de granit rouge où était déposé un obélisque inachevé.

Titouan : l'obélisque avait un défaut.

Le granit rouge d'Assouan a été utilisé partout en Egypte dans les constructions monumentales. Les blocs sculptés étaient transportés sur le Nil.

  • Selon les Égyptiens de l'Antiquité, les dieux créèrent l'Univers. Parmi ceux-ci, Khnoum, le dieu bélier, a créé le Nil et a façonné les premiers hommes sur son tour de potier.
  • Sans le Nil, la civilisation de l’Égypte antique n'aurait pas vu le jour. Pendant des millénaires, les crues du fleuve apportèrent le limon nécessaire à l'agriculture.
  • Aujourd'hui, l'irrigation permet d'apporter l'eau dans les champs qui bordent les rives, sur une étroite bande fertile. On y cultive le riz, les bananiers, la canne à sucre, un peu de maïs, des choux-fleurs, etc... Les plantes aquatiques, papyrus, lotus, représentées dans l'architecture antique, semblent avoir disparu.
  • Au-delà de cette bande fertile, c'est le désert. Des chrétiens coptes y ont construit le monastère de Saint Siméon peu avant l'arrivée de l'Islam en Égypte au VIIe siècle.
  • A la hauteur d'Assouan, les îles sont nombreuses sur le Nil, comme celle de Philaé où se trouvait un temple. Autour de ces îles, on imagine très bien autrefois les rapides, également appelées cataractes.
  • L'histoire moderne a transformé cet environnement avec la construction de deux barrages successifs. Heureusement, les vestiges antiques menacés ont été sauvés des eaux. Ainsi le temple de Philaé a été déplacé, pierre par pierre, sur une île voisine.
  • En aval du haut barrage d'Assouan, le Nil est désormais régulé, et il n'y a plus de crocodiles. En amont, il y a le lac Nasser créé avec le barrage.

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Pour les enfants qui suivent notre périple sur leur carnet de route, n'oubliez pas de cliquer sur les cartes du pays pour suivre notre itinéraire et découvrir le premier mot mystère.

Solutions des deux énigmes du premier article : une scène de momification et la barque solaire de Kheops.

Chaque élément d'architecture, sculpture, bas-relief peint, est accompagné des fameux hiéroglyphes égyptiens qui forment l'une des plus anciennes écritures au monde pour raconter la religion antique à partir de 3300 avant J.C.

Le royaume des morts

rive occidentale


Titouan : je suis allé à la vallée des rois, nous avons visité la tombe de Toutankhamon et nous avons vu sa vraie momie avec sa peau.

Yoann : Toutankhamon est mort à 18 ans. J'ai vu des peintures qui montrent Anubis accompagnant le mort jusqu'à la balance qui pèse son cœur. Si son cœur est plus lourd que la plume de la déesse Maât, il se fait dévorer par un monstre. Si son cœur est plus léger que la plume, le dieu Horus l'accompagne jusqu'au royaume d'Osiris.

Yoann : j'ai ramassé un silex dans le désert et on a visité le temple d'Hatsheptsout.

 

Nil

Le royaume des vivants

rive orientale


Titouan : j'ai dessiné l'allée des sphinx du temple de Louxor.

Yoann : j'ai dessiné une statue du pharaon Ramses II dans le temple de Karnak.

Titouan : le temple c'est la maison de la statue du dieu.

 

 

  • A partir d'environ 1500 ans avant Jésus- Christ, Louxor devient la capitale de l’Égypte, sous le nom de Thèbes.

  • Les temples de Louxor et de Karnak se situent sur la rive orientale du Nil, symbolisant le royaume des vivants. Les pharaons faisaient construire des temples pour les dieux, créateurs et protecteurs de l'Univers. La statue du dieu était placée dans une niche appelée naos. Seuls les prêtres et les pharaons pouvaient pénétrer dans l'enceinte du temple pour pratiquer des rituels afin de remercier les dieux. Une allée de sphinx gardait l'entrée du temple.

  • La rive occidentale du Nil était le royaume des morts. Creusés dans la montagne, à l'entrée du désert, pour être à l'abri des brigands, se trouvent les tombeaux des pharaons (vallée des rois), de leurs épouses (vallée des reines), et des nobles. Ces tombeaux étaient constitués de plusieurs salles, l'une d'elles étant la chambre de la momie. Les autres salles renfermaient tous les biens personnels et trésors dont avait besoin le pharaon dans le monde de l'Au-delà appelé royaume d' Osiris. A voir les collections égyptiennes au musée de la Vieille Charité de Marseille.

  • Osiris est le premier dieu pharaon à avoir gouverné sur Terre. Il a été momifié pour gagner l'autre monde, l'Au-delà. Le corps du pharaon devait aussi être préservé, donc momifié, afin de renaître et rejoindre le royaume d'Osiris. Pour atteindre ce royaume, sa momie devait traverser un monde souterrain à bord de la barque sacrée. Mais ce monde était peuplé de monstres et autres obstacles qu'il fallait combattre. Les bas-reliefs peints sur les parois des salles des tombeaux racontent ce voyage vers le royaume d'Osiris.

  • Le monde de l'Au-delà, royaume d'Osiris, est une croyance ancienne déjà exprimée dans les mastabas de Saqqarah datés de 2600 ans avant Jésus-Christ. A voir un mastaba dans les collections du Louvre. (visite interactive).

Ressources : plaquettes destinées aux enfants des écoles (CNRS, 2011)

Rive orientale


Rive occidentale

 

 

(source : artofcounting.com)

 


Une épicerie et une boulangerie au Caire

Une mosquée dans le quartier de notre hôtel

Les enfants savent que la langue courante est l'arabe, et ils réalisent qu'il est difficile de se faire comprendre. Certains chauffeurs de taxi connaissent un peu l'anglais mais le plus souvent il faut parler avec les mains.

Yoann & Titouan : nous avons appris à dire merci, « shokran », et papa sait un peu compter en arabe. 0n a quand même galéré pour fixer les bons prix des trajets en taxi.

En découvrant un texte arabe traduit en anglais, Yoann remarque que la langue arabe s'écrit de droite à gauche.

Yoann & Titouan : il y a plein de mosquées. Un monsieur nous a autorisé à rentrer dans une mosquée mais sans maman. Nous avons enlevé nos chaussures et à l'intérieur il y avait plein de tapis pour prier.

Nous entendons plusieurs fois par jour les voix qui appellent les musulmans à la prière.

Yoann & Titouan : pour manger, il y a des magasins à côté de l'hôtel. Il y a une épicerie, une boulangerie, un marchand de fruits, et un restaurant qui sert tous les jours la même chose : des pâtes mélangées avec du riz, des lentilles, des pois chiches et des oignons cuits recouverts de sauce tomate.

Titouan : j'ai vu un magasin qui vend des poules et des lapins vivants et maman nous a montré une boucherie avec des carcasses de viande suspendues à l'entrée.

Yoann : en allant à Saqqarah, nous avons vu des ânes qui tiraient des charrettes remplies de fruits et légumes. Les ânes étaient au milieu des voitures.

Au sud du Caire, c'est la campagne avec des palmeraies et des champs de choux-fleurs.

Yoann & Titouan : en ville, les enfants traversent la rue sans leurs parents alors que c'est dangereux car il n'y a pas de passages piéton.

Il nous faut beaucoup de concentration pour traverser une rue au Caire. Les chauffeurs de taxi  ne s'embarassent pas du code de la route et conduisent parfois dangereusement.

Yoann & Titouan : il y a beaucoup de déchets dans la rue. Il y a sûrement des poubelles mais on ne sait pas où elles sont.

Après 6 jours au Caire, nous avons pris un train couchette jusqu'à Louxor. C'est une ville construite le long du Nil où l'on respire mieux qu'au Caire.

Les vacances scolaires ont commencé, donc nous n'avons pas encore pu rencontrer d'enfants dans leur école. Nous devrons attendre d'être à Assouan.

Comme au Caire, les petits commerces n'affichent pas leurs prix et il nous faut batailler ferme pour obtenir le bon prix. Nous sommes dans une ville touristique et nous sommes tous les jours hyper sollicités par les conducteurs de calèches, les propriétaires de felouques etc...

Titouan : les égyptiens sont très bronzés mais ils n'ont pas la peau noire comme Abdoul.

Abdoul est un marchand de vrai papyrus, d'origine comorienne, qui nous a invité à boire le karkadé, un thé à l'hibiscus.

Titouan apprend en ce moment une poésie de Léopold Sedar Senghor qui s'appelle "Poème à mon frère blanc".


C'est parti pour le Tour du monde ! Welcome to Egypt and happy new year !

Nous voilà au Caire, capitale de l'Egypte. Ce pays fait 2 fois la superficie de la France, et Le Caire avec 20 millions d'habitants est la ville la plus peuplée d'Afrique.

Yoann  :  Je suis allé voir des tombes appelées 'mastaba', ensuite nous sommes allés voir la pyramide de Djoser sur le site de Saqqarah. Dans les tombes, il y avait des peintures. Moi, j'ai dessiné la maman hippopotame qui met bas. Son bébé risque d'être mangé par le crocodile.

Titouan  :  Le lendemain, nous avons visité trois pyramides qui s'appellent Kheops, Kephren et Mykerinos. Nous sommes rentrés dans la pyramide de Kheops.

Yoann  :  A Marseille, nous avions vu un film pour expliquer la construction des pyramides. On a reconnu le grand tunnel où glissait le contrepoids qui servait à faire monter des gros blocs de calcaire.

Titouan  :  J'ai dessiné la pyramide avec la salle de la momie du pharaon.

Yoann  :  Les momies et toutes les statues se trouvent au musée du Caire. J'ai dessiné le sphinx et Titouan a dessiné le masque en or de Toutankhamon.

  • La plus ancienne pyramide se trouve à une trentaine de kilomètres du Caire, à Saqqarah : elle porte le nom de Djoser, le pharaon qui l'a fait construire vers 2650 avant Jésus-Christ. C'est une pyramide à degrés (comme des escaliers) et également le premier monument en pierre au monde. Elle mesure 60 mètres de hauteur.
  • La pyramide était la tombe du pharaon où se trouvait la momie placée dans la chambre funéraire. Autour de la pyramide, se trouvent les tombes des princes qui vivaient à la cour de Djoser. Leurs tombes sont des structures basses carrées appelées mastabas. Les parois des mastabas sont peintes de scènes de chasse et de pêche : c'est la nourriture dont avait besoin la momie pour survivre dans l'autre monde.
  • Les pyramides les plus célèbres se situent aux portes du désert ou à la sortie du Caire : Kheops mesure 146 m, Kephren qui a conservé au sommet son parement lisse d'origine fait 10 m de moins, Mykerinos étant la plus petite. Pour rejoindre l'autre monde, la momie du pharaon devait parcourir un monde souterrain dangereux à bord de sa barque solaire : celle de Kheops est le plus vieux bateau au monde (2570 ans avant Jésus-Christ). Seul subsiste le sphinx de Kephren, symbolisant la puissance et la sagesse du pharaon, un des nombreux sphinx protégeant l'entrée du tombeau royal.

Nos 2 blogueurs en herbe vous proposent de résoudre 2 énigmes ci-dessous :

1ère énigme : quelle est la scène jouée ?

 

2ème énigme : de quoi s'agit-il ?


Bonjour les correspondants,

Nous sommes la classe des CP et des CE1.

Nous sommes 24 enfants. Swanne est notre maîtresse et il y aussi 2 AVS qui s'appellent Christiane et Elisia.

Notre école s'appelle Bonneveine2. Elle est au 52 Boulevard du Sablier, 13008, Marseille, FRANCE. Elle a 5 classes.

Nous sommes dans une école Freinet.

Dans notre classe, nous avons des délégués, nous faisons de la cuisine, nous faisons l'entretien tous les matins, nous faisons le conseil des enfants, nous faisons du travail individuel avec un contrat. Nous faisons aussi des enquêtes et nous avons un coin observation.

Chaque enfant de notre classe a un métier. Les CE1 vont à la piscine le jeudi pendant que les CP font de l'athlétisme avec une autre maîtresse.

Au revoir.

La classe.

* English translation of our letter

La première aventure de Lirelart autour du Monde nous emmène en Italie.


A travers quelques sauts chaotiques dans l’espace-temps, nous découvrons un point de vue sur l’art, les religions et l’histoire ; point de vue qui pourra servir de prétexte pour approfondir ces thèmes en classe ou à la maison.


Les aventures de Lirelart se poursuivront dans les prochains mois, d’abord dans un vrai périple de la famille LE COZ autour du monde, puis dans de nouvelles bandes dessinées pour le plaisir des amis de Lirelart. 

Lirelart en Italie

 

Lire un extrait


Version complète électronique de la bande dessinée